Dans le brouillard - II

Ce texte est une réponse à Dans le brouillard - I de Hubert-Tadéo Félizé.
II
Et comme une douce authenticité confuse
Au vent des quatre coins dans les arbres touffus
J’oscillais indolent là où mon ombre fut,
C’était une complainte indicible et diffuse.

Et sans la percevoir, je sentais son étreinte ;
Ce fut d’abord un son ! Entre ces deux brisants,
Au départ murmure, comme une douce feinte,
Puis un souffle furieux comme un cri lancinant.

Dévalant les pentes, hurlant dans la vallée,
Secouant les arbres et fracassant les pins,
Aux accords éclatants se mêlaient la beauté

Et la rage des cieux autour d’un monde vain ;
Ce monde se ceignait de cette symphonie,
Et de son grand courroux, j’implorai l’infini.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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