Dans ma rue






Dans ma rue

I

D’aucuns pensent que les objets
Et les lieux sont inanimés.
Et d’autres croient qu’ils ont une âme,
Quant à moi, personne ne me blâme
De vouloir croire à l’incroyable,
Un soir où je me mis à table,
Je ne saurais dire si c’est vrai
Ou tout simplement une vue
De l’esprit, en ce jour d’été,
Voici l’histoire de ma rue.

II

Au tout début, ma rue était
Une sorte de sentier,
Des porteurs d’eau la parcouraient
De la source de la forêt
Au lavoir central qui trônait.

Au soir tombant, on s’asseyait
Tous, autour du feu du foyer,
Les flammes rougeoyaient, dansaient
Et notre rue s’en réjouissait.

Le temps s’écoulait lentement,
Les cabanes furent remplacées
Par des jolis appartements,
La rue nous appartenait et
Catalysait toute la vie,
Nous étions inconscients, ici
Naïfs, saturés de jeunesse
Et pour seule arme qui nous blesse
L’hiver, ô terrible rudesse.

Copyright : L'auteur

N.B : poème fictif, mais libre de s'y reconnaître.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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