Dans quel état j'erre ?

DANS QUELLE ETAGERE ?
 
Fixation sans rotation
Serrage sans coffrage
Chevillée au corps, sans nervure
Je me suis énervé
A consolider ce qui doit sur ce mur
Défier l’apesanteur et avec posture
Et retenir le poids du savoir
Dans quel état j’erre ?
Dois- je me mettre ?
 
 Dans quelle étagère
Ranger SPINOZA  et KEPLER
Galilée, Kant ou Wittgenstein
En haut Platon et HEGEL
En bas Aristote et les physiciens
Au milieu Bergson et DESCARTES
En définitive ce qui compte
Dans une bibliothèque
 C’est gérer les états…
Transcendants, hyperboliques
Buccoliques, fatidiques.
Sans compter les hassidiques
Les états gèrent des hommes comme des livres
Ceux-ci ne sont pas pour autant ouverts
De là à en faire un autodafé
Le pas fut franchi avant l’enfer…
L’étagère ne nous délivre
Des livres que pour mieux les constater
Fermés et poussiéreux
Envie d’être
Ou de renaître ?
 
J’ai, j’ai eu, j’aurai ?
Qu’on m’explique ce je peux bien avoir ?
Hormis ce reflet dans le miroir,
Illusion d’optique de nous- même,
Que je ne peux effleurer
 Car il n’existe pas,
Ce n’est qu’une combinaison
 De la distorsion de la lumière sur moi.
Autrement dit, dans quel état j’erre ?
Fixée, vissée, orthogonale, ordonnée,
Encastrée, tout pour ranger…..
Sensation éberluée
Exhaustive et quantitative
C’est la vie du lambda –alpha.
Le quotidien fait des heurs
Laisse s’écouler les heures
Comme si chaque heurt
Volait un hypothétique bonheur…
Sans s’encanailler.
 

Fabien Rogier dans Poésie.
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