De mon regard parlant

Octobre qui vient de s'écouler
Présente le seuil de la saison d'hiver
Impitoyable créancière des pauvres
Tortures secrète du cœur
Et des pensées intimes.

Qui allumera d'un cœur insouciant
le premier feu de la saison?
FEU PARTOUT au signe de froidure?
Vous ? moi? qui franchement le fera ?

Qui donnera la chaleur d'un foyer d'hiver
Comme celle du soleil de mai?
Vous ? Moi?..je ne sais toujours pas!

LUI !!l'homme en haillons que ses pauvres guenilles
Le font repousser de tous lieux publics
On lui interdit l'entrée. ou ira-t-il?
Chez vous ? Chez moi?..je ne crois pas.


Thermomètre suspendu sur un jardin d'hiver
Ne changera jamais ses habitudes
Il marque vingt degrés, même sans soleil
Et les plantes sourient de béatitudes.

Pauvresqui ne se chauffent que par accident
Ne sont pas tous des mendiants
Il y a ceux qui dans leur mansarde
N'ont ni poêle, ni bois, ni barde

Déshérités des jouissances du monde
Habits râpés chapeau bossu,
Mains noircies, voire immondes
Quand l'eau ne coule plus.

Il ne peut demander qu'a Dieu
Cette bienfaisante chaleur
Que refuse la demeure des hommes.

Visite intéressée,mais pas perdu pour autant
Il en ressortira plus confiant
Vers celui qui compare la brise
A son âme que ses habits déguisent.

Vous..Moi..Riante flambée, joyeuse famille
Pensons nous savoir donner ce feu qui brille..?

mamida dans Poésie.
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