Delfica, dédiée à Picardie.

La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance,

Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,

Sous l'olivier, le myrthe ou les saules tremblants,

Cette chanson d'amour... qui toujours recommence !

Reconnais-tu le Temple, au péristyle immense,

Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents ?

Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,

Où du dragon vaincu dort l'antique semence.

Ils reviendront, ces dieux que tu pleures toujours !

Le temps va ramener l'ordre des anciens jours ;

La terre a tressailli d'un souffle prophétique...

Cependant la sibylle au visage latin


Est endormie encore sous l'arc de Constantin :


Et rien n'a dérangé le sévère portique.  ( G de Nerval ).

G de Nerval, mon auteur préféré, de mysticismes, en paraboles, il nous porte toujours plus loin, dans les mystères antiques de Rome, de Grèce, par les porte de bronze des temples de sagesse, de connaissance, l'ordre ancien, renaîtra ou les portes de bronze à jamais se refermerons , nous laissant dans un monde d'abêtissement , un monde formaté, sans spiritualité, sans saveur et sans avenir.

Marc de St Point dans Poésie.
- 124 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.