Désolation

Déferlante vague de geignements venue à la dérive,
Anéantir la voile de ma modeste embarcation maladive.
Mon branle bas n’a pu résister à sa vigoureuse offensive,
Je me rends aux règles de la raison pour rejoindre la rive.

Ne retrouvant plus les mots, j’écris de manière hâtive,
Mes rimes sont devenues lamentablement plaintives.
Ma plume souffre d’une atroce douleur à sa gencive,
Due au manque de ces belles sensations nutritives.

Depuis la dégénérescence de la béatitude de mon rêve,
Rapidement mon étoile s’est éclipsée, sa vie était brève.
Je rempli mon verre de ces tristes vers et je m’abreuve,
Verre après verre pour apaiser l’âme du mal de la crève.

Ma convoitise resterait fantôme errante dans les rêves,
Des délires sclérosants qui me hanteraient sans la trêve.
J’endure de cette peine qui affecte l’envie de ma verve,
Elle me procure la douleur et me met à la rude épreuve.

Je voulais croiser l’amour, le vivre et savourer ses effluves,
Lui susurrer les envies du cœur, faire le plein de ses cuves.
Je voulais croiser le bonheur et embrasser ses couleurs vives
Ma convoitise n’est qu’une chimère éternellement fugitive.

Visiteur dans Poésie.

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