Deux nouvelles vies

Il est né ce matin sous un pont de PARIS
Mais n’a plus de maman en paix son corps repose
Des clochards sont venus déposer des habits
Sur un landau tout blanc surmonté d’une rose

Le sang de sa maman s’écoule lentement 
Goutte-à-goutte d’un cœur qui a cessé de battre 
Personne pour l’aider dans cet accouchement 
Pour que sorte l’enfant comme elle a dû se battre

Ce bébé sans parents passe de main en main 
Puis s’endort bientôt dans les bras de Marlène 
Le garder quelques heures le déclarer demain 
Sois heureux bel enfant cette femme t’emmène

Alcoolique elle aussi quelque fois prostituée 
Cette femme qui veut te garder mon enfant 
N’est certainement pas dans la vie très aidée 
Mais tu seras aimé par une vraie maman

Peut être grâce à toi sera sauvée Marlène
Du sort peu glorieux réservé aux exclus 
De mourir du poison coulant dans une veine 
Grâce à toi mon enfant elle entend l’angélus.

chavigner dans Poésie.
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