Dis-lui...

Dis-lui
S’il se rappelle encore de moi
L’attente a pourri
Et dans mon port il n’y a plus rien
Dis-lui
Que l’œil  pleure l’espoir
Car à force de le porter il n’est plus
Qu’une cataracte coagulée
Dis-lui
Qu’un calme de cauchemar règne
Dans mes ports en berne
Où jadis soufflaient des vents propices à mes voiles
Dis-lui
Que je porte au cou du souvenir
Ses brumes si chères en guise de deuil
Que la pluie peut tomber 
Mouiller plaines et reliefs de mon âme
Les fleurs du rêve n’y pousseront plus
Dis-lui
Que les heures peuvent mordre
Mes nuits seront sourdes désormais
Aux frémissements de ma peau fatiguée
Dis-lui
Que son verbe qui a tant coupé
Dans mon âme en papier
 Est hélas stérile
Que ses mots peuvent danser
L’oiseau qui leur donnait le las
S’est à jamais tu en moi !

zoraicha dans Poésie.
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