DOULEUR DE FEMME

Une fleur en flamme, 
Une femme en pleure,
Acte d’une ampleur si faible,
Faible tel pacte immuable,
Résolu avec ardeur en leurs cœurs,
N’imaginant pas, son cri en chœur.

Je vis cette dame à l’âme blanche,
La lame, arme blanche, entre ses hanches,
Qui fondit son naître, fendit son être ;
Devint-elle pale alors, telle tombale pierre,
Rendit le souffle, mais guère ne s’en éteignit.
De la douleur telle amie, force elle s’en ceignit.

Douleur de femme, mais jamais montrait elle la flemme.
En lieu et place, heureux son image dans la glace ;
Vertueuse, qu’elle relevait visage de l’époux au voisinage.
De tes entrailles, naissent semailles de tailles ;
Ils seront pour toi, douleur de joie,
Fleur, pour toi, larmes de bonheur.

Dure douleur de femme,
Rude lourdeur accablante de qui l’affame.
De qui ? La femme.
Pénible, terrible, horrible.
Mais malgré mal, elle, si paisible,
Pour offrir pardon au susceptible insensible.

Quoi qu’elle souffre dur labeur,
Oh qu’elle n’offre que pur bonheur,
Elle, de son cœur sans rancœur,
Aucune douleur n’assombrit son calme.
Oh douleur de femme
A dire vrai, glorieuse dame.

Tchétché Moïse Daniel (ARTISTE DE L'ART) dans Poésie.
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