D'une rose, tu oses

Quand tes mains me cueillent aux heures de la rose,
Placide en notre cœur, en notre première heure,
Me pique à connaître cette vive douleur,
Au matin de nos heurts, cet amour qui s'impose;
 
Toute la grâce est rose, où saveur se dépose,
Exhalant nos vergers, nos forêts qui sont cœur;
Quand, dressée ou domptée d’abusives ferveurs,
Je désespère et meurs, négligée mais éclose;
 
Or donc, tu savoures en mon cœur sa beauté,
Et dégustes le berceau de ma royauté,
Où l’âme vainqueur s’offre aux pensées attrayantes.
 
Devrais-je, t'en donner des plaintes et des pleurs,
En mon âme évasée, comme couffins de fleurs,
Butines et puises, à ma chair si tentante.

Lucie Malatesta dans Poésie.
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