Eblouissement

Mon immortelle éclose aux replis d’une sente,
Mon bijou satiné, ma biche frémissante,
Afin que de toi seule un feu sût me vêtir,
Tu m’entras dans les yeux pour ne plus en sortir.

Eblouissant l’air tiède, ô Joy mystérieuse !
De ta prunelle autant sublime que rieuse,
Je te revois sans fin, je te revois toujours
Lancer des matins bleus sur le gris de mes jours.

Combien vite, ma Joy, tu m’apparus tout songe,
Toute joie où la vie à chaque élan s’allonge,
Et dont l’afflux comme exalté par ton ardeur,
Faisait jusqu’à mes doigts ruisseler la grandeur.

Contre le mal sanglant que la haine éparpille,
Ma Joy, flambait l’extase au fond de ta pupille
Avec on ne sait quoi de rebelle et de saint
Posé tel un joyau loin du monde assassin.

O brune qui m’offrait une coupe d’aurore !
O ma sève ! ô ma source inaltérable encore !
Brûlé de tant d’éclats depuis le premier jour,
Comment te dire assez les mots de mon amour ?

Thierry Cabot (La Blessure des Mots)
http://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/

Thierry CABOT dans Poésie.
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