ELLE EST PARTIE MA FILLE, COMME UN PAPILLON BLANC

 

 

Je me suis bien gargarisée de rire,

Pour qu’elle n’entende pas mes larmes gémir.

J’ai changé les meubles, les tapis, les murs,

Pour chasser ses traces de mes meurtrissures.

 

Dans mon ventre vide, j’ai happé un sexe,

Illusion avide, ancestral réflexe.

A chaque œuf volé, une poule couve,

Mais que fait une mère au cœur que l’on ouvre ?

 

Ma mémoire se givre et j’hurle d’amour,

Tapie dans mes livres, j’y blottis mes jours,

J’étais née velours, je mourrai béton,

J’étais faite cristal, je deviens téflon.

 

Elle est partie ma fille comme un papillon blanc…

Au cœur de ses heures, y’a des tas d`soleils,

Qui sentent le bonheur et la fleur de miel.

Moi je suis la boue qui fit sa racine,

Et je deviens floue, sur l’or de sa mine.

 

Si elle est joyeuse, je me dois radieuse,

Si elle est aimée, je me dois comblée.

C’est elle le théâtre aux rêves sans nombre,

Moi je suis la vis qui tiendra ses ombres… 

Y’a pas d’quoi FAIBLIR, on meurt tant de fois,

Y’a pas de quoi SOUFFRIR, on est reine de quoi ?

Y’a pas de quoi FLECHIR on n’prie que pour soi !

Y’a pas de quoi FINIR, on vit pour cela !                                                                 

 

 

 

ange dans Poésie.
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