EN CHIEN DE FUSIL

EN CHIEN DE FUSIL
 
Débordement occasionnel,
Une Belle perdue dans le cortex,
Panier de crabes en mouvement,
A l’aube d’un grand réveil
Je rêve,
Je cauchemarde,
Paradoxalement
Je me défend
En position couchée
Face contre l’oreiller de l’endormissement.
Est-ce l’heure
Ou ai-je encore le temps ?
Tant de chimères,
Temps de sommeil,
Tant de figures oniriques
Pour sujet diurne
D’une alter-dimension.
Moteur.
Ça tourne :
Réseaux à saturation,
Fermetures des aéroports, des gares,
Des autoroutes, des ponts.
Ouverture des prisons.
Abandon
Du plan de sauvetage des populations.
Alerte maximale.
Transfert des élites aux bunkers.
Condamnation des issues
Et

D
E
S
C
E
N
T
E

Vers un nouvel environnement
Très en dessous des voies
De contamination.
En chien de fusil
Recroquevillé sur un tapis volant,
Au sein d’une caravane chargée de chairs
Je file
Le long des précipices,
Foulant des chemins chaotiques,
Errant en direction du rien.
Horizon sénescence,
Terminal décomposition,
Je songe encore à m’alanguir,
Je rêve de ton apparition
D’une nuit de février,
Je me transporte
D’un soir de mars
A un jour de juillet
Et je m’égare,
Happé
Par une spirale de désolation.
Mes fantômes sont récurrents.
Accès à la résurrection
Soumis à autorisation.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Gaspard Collal dans Poésie.
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