Entre Sade et Bacchus

Entre Sade et Bacchus


Je regardais le flacon, jaugeais du regard
Son col, son épaule galbée toute en finesse
De la gueule au corps empli, divine promesse
De la liqueur qui invite à se coucher tard      


J'abouchais sans fondement le besoin hagard
D'une femme éperdue oublier ses richesses,
Esseulée et sans vertu supplier la liesse,
Vénérer la boisson et ses moindres égards

Mais lorsque j'arrivais au cul la tête lourde
Que l'envie et la bouche n'étaient pas restées gourdes
J'ai su que l'ivresse ne serait raisonnable.

Et je te regardais, toi, flacon merveilleux
Jurer par ta présence aux effets semblables
Du vin qui enivre le cœur et grise les yeux.

CrayonGris dans Poésie.
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