Ephémérides

Secondes éphémères dans l'intime de l’âge
Quand au sillage amer de l’échec de passage
Se délite un plaisir furtif mais inédit
En triste résonance d’un éternel dépit.
 
Minutes égrenées au sablier vivant
De ces gestes et mots qu’on espère ensuivant
Les larmes d’un chagrin qui nous emplit le cœur
Attendant qu'il respire pour qu'en sèchent les pleurs.
 
Heures évanescentes aux idées de romances
En désirs accomplis ou grevés d’impuissance
Qui seront de l’envol que l'on rêve et qu'on chante
Ou d’un réel mal-être aux peines qui fermentent.
 
Jours qui nous sont un prix pour que l'aube s'étire
Du matin jusqu’au soir afin qu’elle puisse en dire
Le calme et le serein d'un heureux crépuscule
Ou désigner alors les peurs qui nous acculent.
 
Semaines établies en nos commencements
Quand il n’y avait qu’un dieu pour créer les vivants
Et qu’ils soient en restant esclave de sa gloire
Privés de liberté d’écrire leur histoire.
 
Mois offerts en point d'orgues à tous les équinoxes
Laissant à nos saisons l’étrange paradoxe
D’être au printemps  regains et chapelles ardentes
Et peu après jachères à l'infertile attente.
 
Années de nos jalons de destins ordinaires,
De fêtes sans mystères en trop d'anniversaires
Où parfois, en mémoire, quelque joie nous demeure
Recouvrant cet ennui que, trop souvent, elle fleure.
 
Siècles qui nous diraient que l'âme reste humaine… !
Ignorant de nous-mêmes et de nos existences
Saura-t-on exhumer d’un reste de conscience
Le pouvoir éternel de pensées souveraines ?

Fanch dans Poésie.
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