Et fée-mère (clin d'oeil à voilée)

Il y avait une fois, au fond dune cuisine,
Cette femme qui, parfois, rêve dêtre Mélusine.
Une bûche,un matin,dans lâtre senflamma.
Une voix de lutin, turlupin, crachota :

ô femme de lombre,
sèches donc tes larmes,
finies les heures sombres,
fais sonner lalarme !

Du règne pharaon
Aux durs temps des maquis
Avec ou sans galons
Lhomme naît dun seul nid.

Lorsquil verse le sang, surtout comme égorgeur,
Cet amant, cet enfant, ne fait-il pas horreur ?
Fruit de tes entrailles, sorti comme une lame,
Cette engeance canaille,au nom de Dieu, perd lâme.

Finie lère du sérail ! Uses de ta noblesse.
Jamais plus la racaille ne tuera ton espèce.
Lèves donc, avec tes sœurs, ce mur implacable.
Ces doigts accusateurs, vos voix, sont redoutables.

Portes ses vérités, tu aideras lhumain,
mieux quune fée dépitée. Puis la flamme séteint.

Nayhenni dans Poésie.
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