Et ton bonheur poète ?

Quand la fin tarde à venir, 
renaît en nous la faim de vivre sans fin

Retour à la poésie: Et ton bonheur poète ?

Dans la glace sans tain, l’âme sœur en reflet.
La plume a balayé une feuille de papier
L ‘encre y fut déposée avec parcimonie
Mais riches sont les rimes tant elles sont réfléchies

Et cette fois encore, le cœur qui s’emprisonne
Pour une jeune louve qui vers toi papillonne
Tu vas d’un pas léger sur la toile d’un amour
Tissant la belle histoire en étoffe des toujours.

Poète prends les mots et fait danser nos rêves
Lire ta poésie et nos maux font la trêve
Tu es le bon apôtre en tes mots rédempteurs
Et c’est un vrai brasier qui enflamme les cœurs.

Dans cet encensement auréolé de gloire
Ne fusse qu’un instant tu es heureux d’y croire
Et dans la vie bien morne de génie solitaire
Tu renais chaque fois d’un voyage pour Cythère

Quelle est cette langueur d’amour désespéré
Qui t’attache à la belle au passé mal scellé
Dans la glace sans tain vos illusions déçues
Chacun retrouvera ses chemins d’inconnus.

Où trouver ton bonheur toi, caressant poète
Tu t’égares souvent des rêves plein la tête
Toi qui connais les mots et les pièges tendus
Tu es souvent victime de ces âmes perdues.

Je pense à toi Poète quand le mot, suspendu
Tout au bout de ma plume, hésite un instant;
Le tracer sur la toile où des yeux inconnus
Liront entre les lignes et me feront amant.

Il est de nos délires d’engendrer du bonheur
Dans notre solitude nous retrouvons nos peurs
Avec quelques fantômes de tout notre vécu
De ces amours passés qui ne reviendront plus.

Doit-on au fil du temps voir grandir le brasier
De tout ce temps perdu en amour égaré ?
Doit-on quitter la scène, la plume et l’encrier
Pour n’être que nous mêmes dans le doute d’être aimé ?

Karmanda Maghi 31-05-15 TDR.

Le mot de la fin je le laisse à cette immense plume de poète :
un extrait : 
Un voyage à Cythère, Charles Baudelaire

...« Quelle est cette île triste et noire ? - C’est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.
Regardez, après tout, c’est une pauvre terre...»

Karmanda Maghi dans Poésie.
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