Féminisation

La langue française a bien des difficultés à se trouver avec la féminisation des mots et notre suprématie, car comme le chantait Ferrat et comme l'écrivait Aragon, la femme est l'avenir de l'homme.

Alors quid de la question :

Acteur donne actrice, jusque là rien à redire,
Lecteur donne lectrice, ok nous sommes toujours partante. Mais là où le bât blesse, c'est l'utilisation de bonne conscience pour nous faire taire et que notre révolte dans les rues n'en soit plus une.

Professeur donne professeuse ou professeure. A vous de choisir.
Auteur donne auteure, mais pas auteuse ni autrice. Alors qu'actrice et lectrice oui !

Ce qui est gênant dans la féminisation de nous par les hommes, c'est que nous n'avons toujours pas la parole. On doit se taire, se raser les jambes et les aisselles parce que c'est plus joli et désirable pour ces mâles en ruts !

Rappelons-nous de ce texte de Brassens :

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C'est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brute,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !
 

 

josiane.gerhe dans Poésie.
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