FETICHE ISTHME

FETICHE ISTHME
 
Des os laids,
A perte de vue,
Jonchés sur le sol
D’une immensité pleine de désolation,
Ouvrent la voie d’un autre monde
A la limite du Quand.
Khan le gourou attend.
 
Quand khan le gourou attend
Vêtu de sa combinaison,
Qu’en dit-on
Dans les organes de presses
Spécialisés en orgasmes empressés ?
Que Khan est gourou,
Qu’il adore
Le ragoût des égouts,
Que Khan comme tout gourou
Ne cancane
Protégé par des garde-fous.
 
Khan, gourou australien d’origine
Rêve d’un succès globale
A l’épreuve des maux et des balles.
En attente du temps,
Momentanément privé de sens,
Khan, gourou luminescent,
Se tût un instant
Et se mit à l’écoute de ses palpitations
Sans se douter aucunement
De l’imminence d’un risque sinusoïdal apparent. 
 
Quand le gourou Khan attend
Entouré de disciples bondissants,
A quoi s’attend-on
En écoutant le clapotement de ses artères
Gorgées de Sans ?
A rien absolument
Si ce n’est à voir se multiplier
Un genre parabolique
Sur la planète en dalles
De nos creuses aspirations.
 
Le gourou khan attend.
Ça bouge derrière les buissons.
Oh suprême Khan, gourou bondissant,
                                               Tes adeptes                                                    
                                                       Attendent                                                            
 Ton avènement.

Gaspard Collal dans Poésie.
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