Feux de joie

FEU DE JOIE

Braisées les baisers brûlées de cette dévergondée
J'ai fais fi des Feux de joie, des feux d'autodafés
Des feux – follet de la nuit du cimetière et des haies d'ifs en feux.
Feu mon aïeul profitait de ces entre-deux,
Vous savez entre chien et loup, la pénombre
C'est l'occasion de pénétrer dans l'ombre.
La nuit c'est l'inique envie de frôler.

Elle était morte quand je la prenais, calcinée,
Ses jambes écartées craquées sous les coups de reins,
Il paraît que l'immolation est le syndrome de la pureté.

Feux volés, embrasées dans les caverneuses nuées
Abondances éberluées, tisons ardents enfournés
Braisées les baisers brûlés
Brûlés les bois et la forêt
Est-ce que les vivants et les morts ont-ils les mêmes odeurs
Quand ils brûlent vifs, sortis des charniers où lorsqu'ils meurent ?

Feu de joie feux de folie, que ce j'écris soit immonde ;
C'est en de - ça de la réalité de ce qui s'est fait
Et se fait chaque jour et chaque seconde
Alors si ce feu de joie peut un temps : réchauffer mes bourreaux.

Fabien Rogier dans Poésie.
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