Horizon.

Champs, prairies, villages, bois, collines

Mon oeil d'un seul regard vous embrasse

Que la terre est grande et que je suis petit...

Mais là-bas, très loin, la terre rencontre le ciel, là-bas... la terre est donc finie ?

Et j'ai soif d'infini...

Ma vie à moi est limitée ainsi.

Travail, études, pinceaux, cahiers et livres,

Ma vie à moi est limitée...

Et j'ai soif d'infini.

Mais n'est-ce pas l'infini que nous allons trouver ?

La vie s'ouvre à nous demain.

Quand nous fermons les yeux, nous la voyons immense, ensoleillée, 

Avec beaucoup de bonheur que l'on ne devine pas très bien, quelque chose comme une surprise qui nous apporterait toute la joie du monde.

Mais ce rêve-là, ne fuira-t-il pas aussi entre nos mains, comme de l'eau qui coule ?

Et en garderons-nous autre chose qu'une désillusion ?

En vérité, mariage, famille, solitude, la terre finit.

L'horizon qui  cerne cette plaine est celui qui cerne toute vie.......

L'horizon , c'est le point où la terre rencontre le ciel,

Quand la terre est finie, c'est le ciel qui commence,

Où la terre finit, le ciel ne finit pas.

Mon âme... Il faut briser les cercles.

J'écoute un chant d'espoir... une allégresse ardente et pure, monte en moi,

Une allégresse qui devient une force.

Le ciel... le ciel là-bas, regardez, regardez...

Le voilà, l'horizon qui cerne notre vie...

Le ciel et ses appels, le ciel... notre destin.

Notre horizon, à nous, s'ouvre sur l'infini.


Voilà, ce que j'écrivais sur mon cahier en l'été 1966 au pensionnat des frères de la mal assise à st Omer.

Marc de St Point dans Poésie.
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