Horizon de pensées éparses

Horizon de pensées éparses
 
Je scrute les voix sans timbres pleurant de haines,
Dans vos regards navrés et dans l’orage gris
Où viendront s’offenser sur ces larges replis
Les vaisseaux des âmes ; -longeant les mornes bennes.-
 
Si une main amie cultive tes pensées
Pour refleurir la tombe et cueillir tes désirs,
Au gré de l’eau si claire, alors j’épongerai
Tous tes maux prétendus pour panser ton zéphyr.
 
Qui pourra restituer, ici, dans ce silence,
Un statut ou un sens à la peine insensée,
Qui t’afflige sans cesse une vie de souffrances ?
  
Sombres les lassitudes de notre règne,
Qui s’époumonent dans le zéphyr gris,
Nos pensées comme terre d’accueil
Pour unique mousson de nos peines.
 
Qui pourra donner un nouveau sens
Au vent plaqué par les hurlements
Des enfants en pleurs sur nos souffrances ?
 
Qui pourra encore rêver avec folie
Pour refleurir les tombes de nos parents ?
Car déjà s’éloigne le jardinier de la vie.
 
Au gré des vents contraires, encore !
A l’horizon de vos pensées, d’une eau vive
J’abreuve un peu les plaies de vos corps.
 

© Patrice Merelle 2013

Patrice Merelle dans Poésie.
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