Horizon fragile…

Je regarde son  œil perdu dans  mon espace
Pareil à l’éternel souffle, doux roulement,
Et son épuisement ressuscite mes landes
Inutiles et sombres, sans son éblouissement.
 
A cette heure indue de la nuit, l’œil imprécis,
Comme  à contre tourmente, le poète s’agite
Et scrute le profond d’un instant indécis
Où vente le manque, se blottit et s’abrite.
 
A nos yeux émus, le silence fait pont d’or
Nos mains distraites ne savent subitement
Où mettre tant de  désarroi  froid à l’abord.
Puis à bras le corps le beau rêve du moment !
 
Les sens, en kaléidoscope, jouissent  des possibles
Avant que le jour  ne les surprenne d’un coup,
Avant que ne meure le chant du rêve intrépide
Et ne s’estompe l’horizon  fragile  et doux…HZ
 

zoraicha dans Poésie.
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