HOTEL NOSTALGIE

Quand mon cœur mort de froid
Dans la nuit silencieuse
Cherche en vain sa berceuse
Fredonnée par ta voix
 
Quand l'air frais de novembre
Entrouvrant mes rideaux
M'asperge d'un peu d'eau
Et d'une lueur ambre,
 
Et que d'un bourg lointain
Me parviennent encore
Comme un chœur sans accords
De longs abois canins,
 
Tu me reviens ma douce
Dans de beaux souvenirs
Ou je t'aime à mourir
Tu me reviens ma rousse.
 
Par un joli dimanche,
Où il pleut du bonheur,
Tu brilles de fraîcheur
Dans ta dentelle blanche.
 
Dans une allée fleurie
Tu t'en viens, rayonnante,
Alors qu'un piano chante,
Me dire ton grand Oui.
 
Et dans tes yeux marrons
Je relis les promesses
D'une vie de tendresse
D'amour et de passion.
 
Puis se passent les jours,
Défilent les saisons,
S'éloigne l'horizon
Et se flétrit l'amour.
 
Et un soir, en claquant,
Ta porte, comme un poing
Me renie sans témoins
Et m'abandonne au vent.
 
Et perdu dans la ville
Je scrute dans le noir
Mon âme, obscur miroir,
Endormie sur un fil.
 
Dans de doux souvenirs
Où on s’aime à mourir
Tu me reviens ma douce
Tu me reviens ma rousse…

Constant dans Poésie.
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