Il ne reste plus que quelques moucharabiehs...




Il ne reste plus que quelques moucharabiehs de nuit

Écrit & lu par le poète queer Alain Cabello Mosnier, le samedi 28 novembre 2015.
Tercet dont chaque vers rime avec ceux de la strophe suivante.
Synopsis : "Il s'agit d'un poème initiatique, un voyage ésotérique qui fait de ce conte une fin." Durée 1:36.

Texte intégral :

J'ai retrouvé le squelette d'une perle fine
Ses ossements étaient posés dans la neige
Vous ne devriez jamais aimer ces mortes

Jadis j'étais un monologue de jade et de serpentine
Une histoire de fin, de moire et de soie grège
C'est un rêve qui vous quitte, une parole qui exhorte

N'allez pas chercher à Almería ou à Constantine
A savoir comment s'est éteint ce funeste cortège
De lui-même il fit tomber ces inutiles portes

Monté comme un sépulcre de paraffine
Il suintait son linceul de cris et de lin beige
Rien n’était prévu pour qu’il s’en sorte

Alors quand je l’ai découvert morne et sans hymne
Ce n’était plus qu’un rêve, lointain, épart et lège
Je m’en suis allé comme vont les morts, comme vont les mortes

21:08
Alain Cabello Mosnier un samedi 28 novembre 2015

Poésies queer dans Poésie.
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