Il neige sur les abeilles

L'ombre, à pas feutrés, envahit les roseaux,
La terre est restée vide, fraiche et sans saisons,
Seul le désespoir habite sa maison.
Le lac s'assoupit sans regrets,
Indifférent aux sanglots des bras
Qui se referment sur l'absence.
Et les yeux, et les mains,
Emargent une rivière
Inconnue mais vivante,
Aux parfums de l'amour,
Charriant des souvenirs
Tout le long de ses joues.
Le cœur prisonnier dans la cage funèbre,
Vacille en se heurtant aux cernes du chagrin,
Le sel de la vie tremble sur le chemin.
Oubliées les moissons,
L'hirondelle du printemps,
L'espoir se dévide en écheveau glacé.
Le soleil, sans un cri,
A sombré dans le sang.

lalavandiere dans Poésie.
- 618 lectures

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.