improvisation et un vent de sion

IMPROVISATION
 
 
 
Dans mes épousailles avec un épouvantail,
Je me suis trouvé les entrailles remplies de paille.
Les paillettes des orpailleurs sur la rivière
Ont fermé leurs tiroirs caisses : pas d’impairs sur les vers.
 
 
 
PANGRAMME ALPHABETIQUE
 
« ABCD – EFGH -IJKLMNOP-QRST- UVW-XYZ » disait MOZART
 
 
Kou s’attendait fébrilement à ce que le wagon, vénal, restaurant ne se désaxe pas du rail ; ne lui restant quelques yens en poche pour gagner hardiment son repas agrémenté de riz.
 
Un Pan Gramme n’est pas une unité de mesure ni le kilo, ni le yen, encore moins le won, mais un poème qui vous engage si l’on est zen dans le hasard d’un zoo de maux en vingt six lettres.
 
L’Alphabet cyrillique, est-il composé de vingt six lettres ?
 
Un Pan Gramme : ce ne sont pas vingt six lettres qui écrivent le chaos du kit de mon corps velu wall'on qui, s’il est zen, me fait balancer mes yeux aux quatre coins du monde.
 
L’abbé s’est rendu néfaste auprès de ses ouailles. L’AB C rendu coupable d’abus concupiscents qu’il paiera devis comptant : la zigounette, son sexe sectionné et mordu par un serpent NAJA, puis écrasé par un tanker.
 
 
 
 
 
 
 
   
Un vent de Sion    -    Invention(s)
 
 
C’est par Inadvertance, (le hasard de la procréation) que je devins femme. Enfin du genre féminin : d’abord j’étais  fillette puis  « jeune fille », et le temps s’écoulant et s’écroulant sur moi la féminité s’est posée sur mon corps. Alors j’étais dépossédée de  toute volonté sur ma biologie ainsi déterminée.
 
 
 
C’est là que les sentiments et les humeurs tant temporales qu’hormonales se sont Exacerbées. Exubérance et exaltation du corps sur l’esprit et réciproquement. La sensualité et la recherche du partenaire idéal(e), le romantisme de la jeunesse naïve et peut – être déjà corrompue d’idéalisme et d’angélisme.
 
 
 
C’est las de cette Confiance ainsi donnée à l’autre que l’éthique du rapport à autrui pris une allure de tour de Pise, branlante mais en équilibre. Mais cette confiance remise toujours à plat et sans cesse redonnée ne vaut-elle pas le risque d’aimer l’autre et soi – même  pour ce que l’on est simplement : un ego absolument seul autour des autres. Accepter cette solitude intrinsèque à notre essence en notre être c’est cela donner sa confiance.
 
 
 
Même si l’on prétend que c’est la Génération - le génétique, le générique le genre - qui seraient à l’origine, à la cause originelle et originale de ce que l’on est et de comment on  naît. Je suis une femme hypomaniaque ou un homme qu’importe, le résultat de l’arbre généalogique à lui seul ne suffit pas à changer la nature des choses mentales et du schisme primal en moi je me suffit à être et si je suis lasse d’être là, cette fatigue est toujours compensée par cet autre là qui voudrait et vous montre la nécessité même dans ce brin de folie, d’anormalité et d’anomie, en un seul mot : notre essentialité  
 
 
 
Essentiel, « je suis un travailleur ou une travailleuse essentiel »  disait le juif à son bourreau dans les camps nazis. Non essentiel parce que, comme CIORAN la souffrance ainsi vécue vaut le coup d’être vécu car elle a un sens. Peut-être encore est-il caché à ma raison d’être là (da sein), mais la liberté d’en disposer en est l’indicateur principal. Essentielle d’être une femme du genre humain féminin masculin ? Un eunuque de la pensée australopithèque, le dantesque de cette essentialité de la folie de la maladie nécessaire trouve –t-elle sa résurrection dans la science ?
 
 
 
L’esprit Scientifique de Gaston BACHELARD, a=a, moi=moi, tu =je : Voilà la vérité scientifique qui vient confirmer par le neuronal et le génétique le ou la malade que je suis ! Est-ce  une guérison du guéridon dans ma tête !!! L’impératif catégorique du docteur es science qui primerait sur ce que je jurerai de ma liberté comme de mes facultés à penser ! Que nenni : c’est uniquement l’explication par des multiples facteurs convergents pouvant causer cette particularité qu’est ma tendre et chère bipolarité, « bip -ô- hilarité ».
 
 
 
Ce sont toutes les Nuances de cette tendre folie qui du haut (l’exaltation et l’euphorique) vers le bas (le tréfonds, la dépression), et ainsi de suite cette cyclothymie du cœur et des vagues à l’âmes dont on nous blâme les excès en société avec les hommes. Elle, cette vivacité d’humour et d’humeur noire  que seuls peuvent ressentir ceux qui en souffrent. La bile jaune et la bile noire la mélancolie et la nostalgie, émotions d’émulsions à profusion avec des traitements prophylactiques incandescents. Où sont nos neuroleptiques ; moi c’est l‘amour de la vie même si certains jours, certaines secondes je la hais je l’abhorre au plus haut degré. La palette des couleurs existante aujourd’hui ne suffit pas décrire ces sentiments et ressentiments, la moraline nietzschéenne.
 
 
 
Le tempérament Tumultueux  c’est celui du bipo qui se sent virevoltant d’un homme à l’autre, d’un monde à l’autre, d’une femme à une autre. Tue la  mule tueuse ! C’est le tumulte dans mon cœur qui bat à la chamade : cacophonie dodécaphonie encéphalique de ma liqueur liquoreuse, je me retrouve en loques, entourée de plaques et de contre plaqués mon sexes n’a plus de genre ! Je n’ai plus de sexe je suis un être qui panse la pensée du normal pathologique. La sombre folie devient la folie de ceux qui comme moi n’ont plus rien à faire mais tout à dire. Mais c’est ce dire médisant, malfaisant qu’il nous faut dépasser dans le discours et le verbe, la grammaire de l’action devient celle de l’addiction, ou plutôt celle de la diction et de l’élocution. Allocution des affinités électives dans l’être humain sans humour. Il  n’y a que de l’ironie dans l’humain sans humour avec humeur.
  
 
 
Le Constructif, c’est la fondation de ce discours  ou plus précisément de « ces dits courts ». Assez de maux et de mots pour nous les infliger en pansements et en épanchement nauséeux, juste besoin d’une fuite en avant avec ce sentiment exaltant et exubérant d’ « existe - stance ». C’est la parole qui prime et primera toujours, quoique la pensée cachée subsistera aussi. Ainsi il est vain de vouloir plus que ce que les mots, les gestes puissent nous donner à être : humain.
 
 
 
Humain, c’est bien là le problème j’aurais pu être une écrevisse je suis un amphibien de part mon cerveau reptilien, mais je reste avant tout par nature un hominidé appartenant à l’espèce des mammifères. J’ai mes mamelles, comme signes distinctifs, protubérances bien pensantes les hommes en ont – atrophiées. Humain trop humain je ne sais que dire de plus, sachant fort bien que cet écrit sans importance reste qu’un trait d’humour et un billet d’humeur sur ma tumeur, mon coït mental qu’est ma bipolarité : en vérité sur mon problème de genre dégénérée. A quel genre est-ce que j’appartiens en vérité ? En espèce c’est aux mots qui sont dans ma bouche et dans mes mains et dans la langue dans laquelle je m’exprime que je dois mon appartenance à cet humain humoriste sans rire.
 
 
     
                                                                           A ORIANE LE 23/02
 
 
 
 
 
 

Fabien Rogier dans Poésie.
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