Infirmière un métier d'ange

J’y vais en reculant dans ce bel hôpital
Vingt ans d’ancienneté, j’ai franchi la limite
Je ne sais plus vraiment si mon poste est vital
Dois-je tout arrêter? j’y pense mais j’hésite

Je suis là pour soigner mais ne vois que la mort
Attachée aux enfants en phase terminale
Je ne supporte plus de recouvrir leur corps    
Sans vie, chaque matin. La mort n’est pas banale

J’en ai tant vu souffrir, j’en ai tant vu mourir
Que le soir dans mon lit leur froid regard me hante
J’entends longtemps leurs cris, puis je les vois partir
Chaque nouveau matin me retrouve tremblante  

chavigner dans Poésie.
- 124 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.