INSECTE

Sous l’insecte
la saison froisse ses feuilles
L’air vibre
mélange de poussières
et d’ombres sèches
dans le parcours rétinien
de chaque soleil
Nos reflets aux ailes de cigale
transpirent l’orage
et nos perceptions développent l’éclair
qui affole les silences des sentinelles
Les foins sont fanés
fugues farines
assoiffées dans l’exfoliation des senteurs
Nos horloges cueillent les torpeurs
toujours éclairées
par des stridulations distraites
qui brodent l’air sur la canicule ondulatoire
Nous partons en fatigue
vers des lunes
qui se baignent titubantes
entre les syllabes mal éclairées
des feux de saint-jean.
L’insecte au chaud de la saison
dans un silence de ronce
se retrouve d’un cran déplacé
vers un solstice
lucarne sur le ciel qui crisse
dans un déménagement de nuages
Le grillon fronce les heures
qui le coincent
à l’entrée d’un crépuscule d’herbes
 
Retardé à nos terrasses
le nocturne imite un immobile
où les étoiles se démobilisent
en déguisement de luciole
pour une fréquentation de nos rêves

DELAOUJESUIS dans Poésie.
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