Intimitiés & graffinités urbaines

L'intimide de l'intime,
Les "graffinités" urbaine

Des écrits de couleurs sur les murs,
L’intimisme c’est l'humilité.

La timide excentration urbaine,
Une tendre humidité dans la nudité.

Les corps nus intimident
Mis en rangée ou en tas : c’est nous humilier !

Les voir s’enlacer lascivement, c’est les enliasser !
Je l’effleure sa peau qui se hérisse à mon contact, c’est nous délasser !
Le frisson de l’effeuillage d’une brise
Qui suit vaut milles cresson de caresse
Les promesses des avances promises
Parviennent comme des effluves, conquises
A mes narines remuées d’un fleuve d’incises

Les prémices deviennent ma cocaïne,
Les préliminaires se font languir, et s’installent « deux- mêmes »
Deux corps identiques dans leurs soifs d’amour  idoine.
La vitesse de l’élan grotesque
La petitesse des caresses n’en démontre pas moins l’attention
Que l’intention picturale, spectrale, de l’érotisme advenant.
Qui est sous jacent ?
Elle ou lui ? Ou bien les deux ? Et ensemble ?
Dans un flux qui ressemble à de faux-semblant ?
Une lassitude qui rassemble pourtant.
Que dire et induire : sinon quoi ? Sinon que ?
Sinequanon.

Fabien Rogier dans Poésie.
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