J'ai tué valentin et ses saints sur le fil cassant de ma hache

Mon instrument de vie est coupant 
Enrobé de métal froid, pulse au corps
Il me fait souffrir à chaque cognement
Il se meurtrit de plus en plus fort

Valentin où es-tu?

Les parois acérées d'un manque aigu
D'un homme à serrer, d'une âme perdue
Mes larmes blanches tranchantes ambiguës
Sonnent l'alarme d'un désir inassouvi ardu

Valentin m'entends-tu?

Tes saints auraient-ils peur de se blesser?
Au contact furtif des miens tendus
Pourtant leurs pointes sont aiguisées...
Polies, affutées de tout ce temps suspendu

Valentin où fuis-tu?

Mon organe de souffle est défaillant 
Il ne tient qu'à un fil d'être cassant
Valentin tu es là larmoyant
L'arme blanche à la main grimaçant

Valentin t'éssoufles-tu?

Lâche ta prise mon beau Valentin
Desserre tes doigts ensanglantés
Dévoile moi l'arme, ton si précieux butin...

Mais...

C'est mon coeur Valentin, 
Celui que tu as transplanté 
Mon coeur en étain...

...Est ton meurtrier... Valentin

J'ai tué Valentin et ses saints sur le fil cassant de ma hache

Naromi dans Poésie.
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