J'aime

J’AIME


J’aime écrire car c’est mourir un peu tous les jours et s’amuser des mots qui vous accompagneront jusqu’à la tombe. C’est vivre en rêvant le possible : l’utopie c’est mon continent perdu retrouvé dans ma prose ici et maintenant.

J’aime la grammaire c’est ma drogue philosophique, tout  comme la science, sans oublier Rabelais mon mentor qui avec Gargantua m’a donné faim de lectures par ses repas frugales : ma substantifique moelle !!!

J’aime le dantesque pour oublier mon enfer et le grotesque pour l’aspect comique de ma tragédie d’exister.

J’aime l’ironie, sans elle, que serait mon monde de parcimonie ; je ne pourrais pas me partager en deux ou en quatre.

J’aime le sexe car pour moi c’est l’amour simple, comme une maladie sans versification. C’est telle une tontine où l’on met chacun son sadisme et son exubérance, on arrive quand même au résultat désiré.

J’adore la nuit car la lune illumine l’univers et ouvre les portes de l’infini : extase, hypostase. C’est la stance et la constance de la poésie qui m’ensorcelle.


J’aime le paradoxe, c’est pour moi la contradiction enfin possible, un fantasme qui vire à l’euphorie, à la géométrie non euclidienne du vivant : GAÏA. La raison m’emporte vers l’irrationnel,  c’est ce j’affectionne dans la logique de l’écrit, cela survient telle la culture et la métaphysique : dire les choses du monde sans réflexion et sans pensées vagabondes.


J’aime le pessimisme quand il est naïf : une visée de recherche et d’introspection, respectives.


C’est la volatilité de la vitalité des volatiles que j’affectionne pour ce qu’ils sont capables de faire et cela seul : voler. De quel potentiel l’évolution nous a-t-elle ôté !!!
 

Fabien Rogier dans Poésie.
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