J'aurais pu ...

Âge,   âge, où va  mon agilité ? 
Nous étions dans une rue morose,
Lorsqu'une femme, une belle rose,
Lorsqu'une lueur toute en beauté, 
Traversa la petite rue morne.
À l'une des mains, un téléphone, 
Dans l'autre main, des objets pendants.
Elle avait une belle chemise 
Bleue, suivie d'un blue-jeans,magnifique.
Sur le champ, je n'eus pas de tendresse, 
Hélas ! Je pensais à ma jeunesse, 
Et à l'ardente usure du temps ! 
Je disais, pour aimer cette femme 
Qui semait le parfum dans mon âme, 
Si c'était hier, dans l'ancien temps !
Si j'étais comme avant, j'aurais pu 
La suivre, la parler d'une histoire, 
Ou lui parler d'un val qu'elle admire !
Ou lui dire un mot tout  ému,
Ou lui poser ma main sur l'épaule,
Je l'aurais suivi jusqu'au pôle 
Nord, si elle partait là, au pas
Ou, au pays des lotophages, 
Lieu de fruits et de vendanges ; 
Si, elle partait vraiment là-bas ! 
Chaussure en ma jambe qui remue,
Je l'aurais suivi, jusqu'à la nue ! 
Mais, je n'ai plus mon agilité 
D'antan, ce n'est donc par maladresse, 
Je n'ai plus ma fougue de jeunesse. 
Hier, j'aurais pu !  Aujourd'hui, 
C'est, si..., la vie est bien ainsi.

Barrymoussa180 dans Poésie.
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