Je m'assieds

JE M’ASSIEDS…

Je m’assieds par terre et je scrute
Les fourmilières et les infirmières.
Je démystifie les mites et les mythes.
Je touche mon corps encore et encore
De ma tête aux pieds, en passant par le prépuce.
Je m’astique  la terre en moi, ce bout de plus !
Je mastique ma fenêtre dehors, or,
J’ai tout à l’envie à l’envers
Dans mon évier dorment coupelles et couverts
Des jours passés à ne rien faire.
Ne rien faire, c’est agir, sans plaisir !
Le plaisir est ce que je recherche,
Le plaisir haït le pled et le pouf,
Moi je sombre je fais « plouffe » dans la boustifaille.
Je sombre dans un lit fait en bataille.
Je braille , comme un « mouflard », mouflet braillard
J’hurle quand même de toute mon âme écorchée
Que je ne vais pas bien, que je suis tout rabiboché.
Dans ma caboche, je me suis « gavroché » sans que mentalement….

J’ai essayé de plaider le contraire de ce que je suis de ce que je sais de moi-même :
L’Auto-désignation comme agent, sujet de mes actes, de mes schèmes.
Mais j’ai des chaînes aux pieds, des lianes aux mains, et quand bien même, Comment suis-je encore libre d’agir ?  Le suis-je vraiment si mon complément c'est ces médicaments qui complètent ma vie et mon comportement.
Dérèglement de l’humeur, c’est comme une tumeur sur ma grammaire.
Je sais y’a pire ailleurs, et je n’ai pas à me plaindre, je devrais me complaire,
Et surtout me taire. Rester terre à terre c’est ce qu’on vise en thérapie :
Alors je m’assieds par terre  et  je scrute
Les fourmilières et les infirmières.
Alors je m’assieds par tresse et je sculpte
Des fourmilières d’infirmières.
Le parterre est parsemé de mégots
Moi j’observes ceux –ci déambuler vers les cendriers pleins à raz bords
Vernis je suis, je m’en vais au paradis des  « asilés », exilés à bâbord.
Toutes exhalaisons en expansion le jardin d’Eden, file de l’avant.

Fabien Rogier dans Poésie.
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