Je me la suis aimée

 
Et la rose se leva
Eclose au matin azuré
Dans la fraîcheur de la rosée
Pour se faire désirer
Dans sa robe pourprée
Que belle sa jeunesse
Quand mes doigts ont  effleuré
Son galbe rosé
Fut-il
Je me la suis aimée
 
Cependant au soir venu
Ma belle rose  s'est fanée
Et sa peau marbrée
Est venue se plisser
Dans les étreintes folles
De mes  précieux baisers
Je l'ai réconforté
Mais sa robe s'est  fripée
Comme la lave cendrée
Dévalant volcan de sa vie
Mais il est  que  le   bel
esprit
De sa purifiée  beauté
M'a encouragé
A toujours l'admirée
Fut-il
Je me la suis  adulée
 
 
Et le soir s'en est allé
Pour qu'au nouveau jour
Ma rose retrouve
Fraîcheur de la rosée
Et au chaque jour d'infini
Mon cœur la  cueille
Dans un écrin  d'abondance
Où  mes yeux passionnés
Ne lui laissent temps de faner
A l'étoilée nuit naissante
Tout autant  tissent-ils caresses
Pour lui rendre sa noblesse
Comme aux jours de printemps
fut-il
Je me la suis magnifiée
☼ŦC

modepoete dans Poésie.
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