Je vais bien

J’ai froid, ô Soirs, poisons infernaux, rabougris,
J’ai parfois le cœur plein de givre
Quand s’écrase la pluie battante du ciel gris,
Sur ma pauvre âme qui s’enivre.

Les jours d’été n’ont pas la saveur de la fête,
Mais ça va, ça va je vais bien.
Les nuits d’hiver ont pris le bonheur dans ma tête,
Mais ça va, ça va je n’ai rien.

Les sanglots de l’automne errent dans la tempête
Et admire, admire oh combien
Les amours du printemps fuient comme une comète,
Et suivent le soleil ancien.

Quand tout est noir, le ciel, la ville, les esprits,
Mon cœur attend que le délivre
La chaleur d’un rayon que le grand froid a pris,
Moi, tanguant dans cet empire ivre.

Mais ça va, ça va je vais bien,
Mais ça va, ça va je n’ai rien.

Guillaume Rindelaire dans Poésie.
- 198 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.