J'ECRIS

        J’ECRIS


J’aurais aimé être poète,
Faire chanter, danser les mots
Pour que chaque jour soit une fête
Au recto comme au verso.

Tirer des phrases l’essentiel,
Trouver de belles analogies,
Laisser entrer le soleil
Donner du sens à la vie.

Laisser les rimes vagabonder,
Masculines, féminines
Se croiser, s’embrasser
Peu à peu devenir calines.

Mais tout cela n’est que chimère.
Le monde est contaminé
Par un virus qui flotte dans l’air,
Destructeur de penser.

La terre elle même n’est plus ronde.
Elle a perdu la boussole,
Le feu et la mitraille grondent,
Peu à peu elle devient folle.

Pour des dieux différents,
La gloire d’une religion,
Pour être une grande puissance,
Pour être les dirigeants,
Pour un lopin de terre,
Pour de l’or en lingot,
Pour les rois du pétrole,
Pour les marchands d’armes,
Les marchés financiers,
Pour toujours amasser,
On tue, on assassine
Au rouge, couleur de sang.

Stop !

Plus de rime.
Les yeux embués.
J’arrête de vous casser les pieds.

coralie dans Poésie.
- 394 lectures - mention j'aime


Ce texte à inspiré les textes suivants

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.