J'espère, au ciel de nuit...

Le temps, las, me fracasse, non pas celui qui reste
Mais bien ces jours enfuis aux souvenirs faussés
Me démontrant, ce soir, sous la voûte céleste,
Qu’il n’est pas d’avenir sans raison de passé.
 
J’espère, au ciel de nuit, me voir d’une existence
Dont le divin présent offert à mes années
Serait le fait d’un rêve aux millions de nuances
Enjambant le parcours que je fis en apnée.
 
J’en voudrais contempler alors quelques étoiles
Exsudant de mon âme un reste de brillance
Ou du cœur ces éclats qui parfois se dévoilent
Aux heures sans saveurs de mes insignifiances.
 
Je me saurais ainsi en âge de fortune
Quand d’autres le diraient, déjà, de crépuscule,
Présumant d’un futur les journées opportunes
Qu’il faudrait, pour autant, que mon être stimule.
 
Aurais-je là compris des ondes qui me portent
L’ardeur de ces printemps aux marées d’équinoxe,
Ces vagues d’estuaire qu’un mascaret emporte
Vers le fleuve d’avant pour, noble paradoxe,
 
En modifier le cours que la mémoire avorte ?

Fanch dans Poésie.
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