Juste toi et moi

Sur la gondole silencieuse, entrelacés, rien ne semblait plus important que te sentir ta main dans la mienne.

Sur la gondole, sous le pont des soupirs, nos lèvres se joignent, ta main se serre plus fortement sur la mienne, et nous écoutons troublés les battements de notre amour.

Arrivés sur la quai aux colonnes bien alignées, je pris ta main, pour te hisser sur le quai face à l'hôtel Venizio, où j'avais réservé une belle suite.

Nous nous installons dans le grand salon, près de la belle cheminée en marbre blanc, où une belle flambée, nous rappelle la flamme qui brûle en nos corps; deux coupes de champagne, deux coeurs à l'unisson, soirée magique, promesse d'une nuit exquise passionnée et coquine.

Comme une fleur délicate, je te pris dans mes bras et dépose sur tes lèvres exquises, un tendre baiser.

Je t'entraîne ensuite vers l'escalier majestueux, comme ta démarche, je ne vois plus que toi, ta chevelure blonde ondulante, tes yeux si bleus, peut on aimer si fort ?

La chambre 7 s'offre à nous, nos regards deviennent impatients et complices, je te porte pour passer l'entrée, te dépose sur le grand lit blanc à baldaquin. 

Comme tu es belle, dans ta robe de satin blanc, comme je t'aime, lui lançaient mes yeux rougis par l'émotion et le désir. Elle comprit mon trouble, son regard s'embruma, alors elle prit délicatement ma tête et m'inonda de baisers passionnés.

A l'oreille, elle me dit, fait moi l'amour, j'ai tant désiré cet instant, j'ai tant besoin de te sentir vibrer en moi, viens mon tendre amour, maintenant, viens.....

Tout se mit à tourner autour de nous, nos vêtements se dispersaient à même le sol, nos corps brûlants se
rejoignirent en une union mystique, nos mains apprirent à connaître nos corps, nos sens étourdis s'emballaient, nos souffles devenaient rapides, une force dévastatrice nous envahit, nos corps roulaient l'un sur l'autre, nos bouches cherchaient partout le plaisir et le partage absolu, l'amour exultait, nous partagions le plaisir des dieux.

Je te pris par les mains, tu t'agitais, prise de frénésie, ton regard suppliant d'envie et de plaisirs, alors avec une infinie délicatesse, je m'invita en ton âme et ton corps, en un magnifique feu d'artifice, nous étions perdus dans un océan de sentiments, de vertiges, un orage céleste, un printemps soudain, un été brûlant, le temps s'égarait, nos âmes communiaient, nous ne sentions plus la pesanteur, les secondes étaient éternités.

Terrassés par la puissance de cet instant, le souffle court, nous trouvions encore la force de se dire combien nous nous aimons, se demandant comment nous avons pu rester si loin l'un de l'autre, aussi longtemps, la distance et le travail sans doute, combien de temps perdu, de désirs non assouvis, de rêves toujours à espérer...

Madame je vous aime !!!

Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
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