La chèvre et la corde

Si on lâchait 
On relâchait 
La pauvre bête ?

Cornes tournées 
Ou retournées 
Elle irait vers
Son univers .
Ni les voix chères 
De ses  bergères 
Et leurs grands pas
Dans le frimas ,
Ni les épines 
Des  aubépines ,
N'allaient peser
Ou l'épuiser .
Si on lâchait 
Ou relâchait 
La pauvre bête ?
Elle verrait
Ou reverrait
La pauvre bête ,
Prés  et  prairies ,
Gaîtés fleuries ,
Du vert enclos
Chaud  et  mi-clos
Si on lâchait ,
On relâchait 
La pauvre bête ?
 Elle  verrait ,
Elle  reverrait ,
Tant son lignage 
Que son rivage
Ses yeux tout ronds
Beaux et marrons ,
En plénitude ,
En promptitude  ,
Enfin  verront
Le grand mont !
Et ses aimées ,
Les graminées !

O pauvre bête ,
Ta vie présente 
De longs hivers
Pauvres mais chers .
Ton passé bêle 
Dans ma cervelle.

 


  
 

Barrymoussa180 dans Poésie.
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