La creuse se meurt

Quand il ne restera plus qu’une ou deux boutiques   
Dans ces rues ou jadis tous venaient discuter 
L’endroit ne sera plus qu’un repère à moustiques 
Recouvert d’écriteaux à vendre ou à louer  

Quand il ne restera, pour soigner, dans la creuse
Que quelques médecins, vieux et fatigués  
Les jeunes partiront délaissant la batteuse
Abandonnant la terre où leurs parents sont nés

Quand il ne restera dans chaque cimetière
Que des marbres noircis et des noms inconnus 
Il sera bien trop tard pour défendre sa terre 
Le vide est effrayant quand tout a disparu

chavigner dans Poésie.
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