La dame du lac .

Elle avançait, à pas feutrés, dans la grande cathédrale de verdure,

A peine entendait-on le souffle d'Eole, au travers des feuillages d'argent.

Ses pas semblaient si légers sur le tapis de mousse,

Sa longue chevelure de feu ondulait en un mouvement étrange.

Elle s'avançait comme une douce lumière vers la rive du lac,

Tout semblait vaporeux, irréel.

Le lac soudain, scintilla de milliers de petites flammes frémissantes,

Elle rentra doucement dans l'eau fraîche du matin, 

Je retenais mon souffle, que faisait-elle , 

Cette mystérieuse jeune fille à la fluidité et à la beauté radieuse ?

Elle se retourna doucement vers moi, le sourire illuminé d'un soleil inconnu,

Elle dirigea le doigt vers le ciel ouvert, et j'entendis ces mots au sein de mon esprit,

N'ai pas peur pour moi, je suis la fée des matins passés, des matin présents et des matins futurs.

Elle disparue sous la surface de l'eau, dans un bouillonnement lumineux.

Un arc-en-ciel apparut à la surface de l'eau, en ce clair matin,

Je vis alors surgir de l'eau agitée, l'épée flamboyante, 

Le saint Graal, rempli du sang d'éternité, sous le soleil nouveau.

Marc de St Point dans Poésie.
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