La dune déroulante...

La dune déroulante de sable brulant
Le sel amer au coin des lèvres
Lécume des vagues séchouant
Sur lamertume de ma fièvre
La vue troublée et injectée
Dune mélancolie exacerbée
La carapace éclatée et le cœur déchiré
Larmure du guerrier est ensanglantée
Du désespoir profond de linhumanité
Quel honneur y a-t-il à vouloir écraser
Les faibles et les enfants désarmés
Ou sont passé les chevaliers chargés
De les protéger, de les sécuriser.
Il ny a guère que quelques troubadours
Que lon prend pour des rigolos ou des fous
On les considère comme de gros balourds
Alors quils sont les seuls à se battre pour nous
Aujourdhui jai mal de ce monde rouillé et métallique
Dans lequel les battements de mon cœur
Nont quune résonnance électrique
Quune résonnance dans le vide de mes peurs.
Je hais de tout mon cœur ce monde cynique
Je hais ces faux semblants et sa course au fric
Je ne comprends même pas ce chemin chaotique
Pourtant les beautés de ce monde sont féeriques
Les elfes et les contes hantant mes nuits
Sont tellement plus vrai et font un tel chahut
Que je mémerveille à chaque nouveau bruit
Mes sens méveillent au décryptage de leurs rébus
Ma vie prend enfin un sens, une cause, un gant à relever
Pour lesquels je veux me battre, je veux réussir ces défis
Rendre un sens à ma vie, une noble cause à effectuer
Hélas, les fous et troubadours nont pas de place dans ces récits
Ce sont eux qui les narrent, mais ils ne font que raconter
Des faits enjôlés, certes parés de leurs plus beaux ornements
Mais pas de vécu, aussi je veux casser la tradition et narrer
Un monde meilleur et paré de ses plus beaux sarments.

Bar_Tabass dans Poésie.
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