La faux passe si près

Inexorablement la mort le rattrape
La faux passe  si près qu’il en ferme les yeux  
Ses projets les plus fous sont passés à la trappe
Il attend inquiet de monter jusqu’au cieux

Le matin il se rase en évitant la glace
Cet homme grisonnant ici n’a plus sa place
Il sent déjà hélas la morsure des ans
Serait-il très chanceux de vivre encore vingt ans ?  

Par respect on l’entend sans beaucoup l’écouter
Ses conseils de vieux commencent à fatiguer
L’impression de gêner ou de prendre une place,
L’éloigne au fil du temps du jeune qui l’agace  

Par les nuits étoilées en ouvrant la  fenêtre
Il restera des heures à contempler les cieux
S’imaginant déjà au pays des ancêtres
Au paradis pour tous des jeunes et des vieux

chavigner dans Poésie.
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