La Femme

Ce texte est une réponse à Un Homme de Lucie Laval.
Il dégringole le mot, éphémère et bleu,
Le doux mot fatal et mystérieux, qui va
De par le monde, tout bas, et s'égare et se bat
Ce mot dont tout le monde est par trop oublieux.

Un son, vibrant et long, envahit l'atmosphère,
L'enveloppe et la noie, puis la laisse renaitre,
Incessamment légère. Il transfigure l'être
Qu'il pénètre et l'abreuve d'un philtre doux amer.

C'est cette odeur multiple et unique à la fois
Qui fait son charme étrange et étranger parfois.
Lorsque, soudain figés, interdits et sans voix,
A travers son portrait nous retrouvons la foi.

C'est une fleur, aux pétales changeants et nacrés,
Une rose de roman ancien et troublant
Qui nous fait parvenir par ses vers et ses chants
De cet être enchanté les vérités fanées.

Enchanteur et chanté, sans cesse et sans mesure,
Prisonnier de dilemmes, d'ambivalences vaines,
C'est une plutôt qu'un, dans la danse qu'elle mène.
C'est la voix de la terre qui bénit et qui jure.

C'est la femme, simple et nue, sous un voile transparent.
Visage indéchiffrable et sourire ambigu,
Qui seule sait, dans un mouvement continu,
Donner vie à la vie, à l'amour, à l'enfant.

Lucie Laval dans Poésie.
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