La folie des sens

 
Mes hommages, Madame.
Hum! Vous êtes resplendissante !
Ne me regardez pas avec cet air effaré,
Comme un petit oiseau apeuré !
Simplement, laissez-moi admirer
Ce superbe décolleté.
Je devine sous votre corsage
Deux adorables petits anges
Qui attendent moult caresses
De mes mains impatientes.
Ne rougissez pas, de grâce !
Je parie que vous avez
Deux jolis boutons de rose
Qui attendent impatiemment
Les douceurs de ma langue.
Arrêtez de rougir,
Prendre cet air offusqué !
Je sais que vous en avez envie,
Vos bras charmants frissonnent,
Vos lèvres doucement se mouillent.
Permettez que je vous enlace
De mes bras câlins,
Vous éviter un coup de froid.
Je vous sens toute tremblante,
Vous procurer quelques émois,
Ces petits désirs sournois
Qui quémandent ardemment
Les doux plaisirs de la chair
Laissez-vous tenter, très chère,
Laissez-moi vous effeuiller
Sur le doux velours de ce sofa,
Dégrafer lentement votre corsage 
Pendant que la chaleur de mon souffle
Caresse votre joli cou.
Voyez ces adorables petits anges
Se dresser vivement de joie
Devant leur liberté retrouvée !
Ces petits amours ont besoin de tendresse.
Permettez à ma bouche gourmande
De les baiser, de les sucer.
Au parfum subtil de votre peau,
Oserais-je la douce privauté
De complètement vous dévêtir,
Découvrir votre corps de déesse,
A vos courbes délicates
Rendre un fougueux hommage.
Ne laissez pas cette fausse honte
Rougir lentement votre doux visage,
J’ai, ma foi, un bel attribut,
Vous fera rougir de plaisir.
Détendez-vous sous les caresses
De mes mains si expertes,
Palper vos courbes, votre croupe, 
De ma bouche, de ma langue,
Cueillir la rosée de votre peau,
Embrasser votre charmant petit minou,
M'abreuver au nectar de votre indécence 
Qui s'écoule à chaque coup de ma langue,
Avant de posséder votre brillant bijou,
Semer le désordre dans vos sens
Jusqu'à l'ultime délivrance,
Les accords de vos cris, mes rugissements.
Rendre hommage à vos doux attributs
Est un sublime délire,
Un repas digne d'un roi !
De votre regard mi-clos,
Laissez-moi cueillir avec douceur
Cette perle de bonheur
Glissant sur votre doux visage,
La récompense de mes ardeurs.
Avec un immense plaisir,
Si cela sied à vos courbes, vos désirs,
Je recommencerais volontiers,
Tout en vous faisant découvrir
Les délices du fruit défendu,
Toutes leurs variations exquises
Qui vous feront rougir de bonheur,
Donneront à votre sublime corps
Toutes les attentions qu'il mérite,
Le paroxysme de la folie des sens.

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