La gauche, la droite et les extrêmes.

Plus nos politiques nous déçoivent
Moins les extrêmes nous semblent graves,
Semant le doute dans la tête de nos braves
Qui luttent tous les jours et en bavent.

N’en pouvant plus un électeur consentit
De faire procès aux deux partis.
Accusant la gauche d’être en apathie
Et la droite d’écraser les petits.

Le juge s’inquiéta de la situation.
Demanda un peu plus de précision,
Quant à leur programme et leurs convictions,
Que l’on puisse enfin choisir lors des élections.

Le premier un peu gêné sur sa gauche,
Répondit qu’avec l’Europe pas d’anicroche
L’utopie ne remplie plus les poches
Le pragmatisme est sans reproche.

La droite stigmatisa l’Europe et son rigorisme.
Invectivant ce carcan qui fait mal au Gaullisme,
L’argent est chez les riches, il faut céder au réalisme.
Moins d’impôts pour eux et pour les autres, du populisme.

Un brin déçu, le juge les renvoya à leurs chères études 
Recommandant, plus d’humilité et moins de certitudes.
Notre quidam ne se contenta pas de cette attitude.
Il s’est mis en tête d’essayer d’autres habitudes.

La gauche, la droite, c’est du pareil au même.
Le salut viendra peut être des extrêmes.
Puisqu’ils affichent fièrement leur emblème,
Leurs idées sont simples, ils ont réponse à tout problème.

Tout en demandant pardon à De Gaulle et Jaurès,
Il cru trouver une solution à sa détresse,
Depuis le temps que les autres le délaissent
Ceux-là ne sont pas si méchants qu’ils ne paraissent.

Il donna sa voix à la gauche révolutionnaire
Qui l’enferma pour cause d’opinions contraires.
Il se tourna vers la droite sectaire,
Qui l’expulsa faute d’origine claire.

18 Oct 2011.

Omar de Lyon dans Poésie.
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