La lune du chêne.

Lune du chêne.

La lune du chêne, tu vois, de son obscurité,
Elle te chuchotera que sans en avoir l'air,
Les étoiles rient parfois, à qui sait écouter.
Oh ne te moque pas ! Elles pourraient bien se taire.

A racines profondes, puissante ramure.
Des nuits les plus obscures sortent les plus beaux jours.

La peur de ne plus être, l'a toujours fait sourire.
Le chêne en ses racines, garde toute sa verdeur.
S'il semble disparaître, peut-être même partir
Vers une si grande ruine, il ignore la rumeur.

A racines profondes, puissante ramure.
Des nuits les plus obscures sortent les plus beaux jours.

Son ami résineux, garde toutes ses épines.
Il est mis à l'honneur, décoré pour la fête.
Lui, son ordre oublieux l'abandonne aux vermines.
La lune, elle, par bonheur, l'affirme, nul ne l'inquiète.

A racines profondes, puissante ramure.
Des nuits les plus obscures sortent les plus beaux jours.

A côté on rallume les bougies une à une,
Miracle de la fiole que rien ne peut éteindre.
Lui, de la même plume, conjurant l'infortune,
Écrit sans protocole qu'un nouveau jour va poindre.

A racines profondes, puissante ramure.
Des nuits les plus obscures sortent les plus beaux jours.

La lune du chêne, tu vois, à qui sait écouter
Elle le chuchotera. Car sans en avoir l'air,
Les étoiles rient parfois, dans leur obscurité.
Non, ne te moque pas ! Elles pourraient bien se taire.

(Jérôme, 30-10-17)

Jérôme dans Poésie.
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