LA MAISON DE RETRAITE

 
 

C’est l’heure, maman, il faut partir,

Tu ne dois plus te recueillir,

Si j’avais pu faire autrement,

J’aurais agi différemment.

 

C’est l’heure, maman, il faut partir,

Sinon, c’est moi qui vais souffrir,

Est-ce un crime d’avoir des enfants,

Un trop petit appartement ?

 

Voyons maman, sois courageuse,

Tu verras, tu seras heureuse.

Tu as besoin de trop de soins,

Je n’en peux rien, je n’en peux rien !

 

Pourquoi prends-tu toutes ces vieilleries ?

Je voudrais que tu fasses envie.

Ta robe neuve est dans l’armoire,

Ton collier d’or dans le tiroir !

 

Mais… tu les laisses, voyons maman,

Ne joue pas au petit enfant.

Je viendrai te voir très souvent,

Nous parlerons tout comme avant.

 

C’est l’heure, maman, tu dois t’enfuir,

Ne cherche pas à m’attendrir.

Ton âme regorge de souvenirs,

Je suis confiante pour ton avenir.

 

Tu ris, maman mais c’est très bien.

Il faut guerroyer son chagrin.

Je n irai pas vers toi, demain,

Une réunion chez des voisins.

 

Il y aura bientôt les vacances,

Je t’écrirai chaque dimanche.

Pourquoi cours-tu, nous avons le temps,

Tu te fatigues inutilement.

 

Voilà, maman, il faut partir,

Je n’ai plus rien d’autre à t’offrir.

Le bonheur est entre MES mains,

Toi… tu n’as plus besoin de rien…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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