La montre

La montre

Dans un écrin de cuir vieillot et craquelé,
Abimé par le poids des ans que tout emporte,
Une montre dormait, usée, elle était morte,
D’avoir bercé son cœur de métal martelé.

Au velours cramoisi du boîtier éraflé,
Loin des goussets profonds que la main réconforte,
Elle ne trottait plus, le temps qui tout apporte,
Avait cessé de battre au pas articulé.

Elle disait : « Tic-tac ! Tic-tac ! Tic-tac ! » sans cesse ;
De sa voix de rivets, de vis et de métal.
Elle disait : « Tic-tac ! » jusqu’à l’instant fatal !

Toujours d’un pas précis même dans sa vieillesse
Et puis, un dernier souffle a brisé son ressort,
C’est ainsi que tout meurt et c’est là notre sort !

14.02.16 ©

UN POETE dans Poésie.
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